Les Himba — derniers semi-nomades
Les Himba dans le Kaokoland isolé sont l'une des cultures traditionnelles les plus fascinantes et les mieux documentées d'Afrique. Environ 50 000 Himba vivent encore principalement de manière traditionnelle — en tant que semi-nomades, se déplaçant avec leurs troupeaux de bovins à travers le paysage aride du nord-ouest.
Ce qui rend les Himba si particuliers :
- Pâte d'Otjize : Les femmes Himba s'enduisent quotidiennement d'une pâte à base de pigment ocre et de graisse de beurre — elle donne à la peau son éclat rouge-brun typique, protège du soleil, des insectes et de la déshydratation. Les femmes Himba ne se lavent jamais à l'eau (elles utilisent des bains de vapeur de fumée) et sentent un mélange de terre et d'herbes
- Coiffures comme signes de vie : La coiffure d'une femme Himba indique son statut — les jeunes filles portent deux tresses tombant vers l'avant, les femmes mariées des boucles complexes d'ocre et une couronne de cuir (Erembe)
- Feu sacré : Dans chaque kraal (ferme), un feu sacré (Okuruwo) brûle, symbolisant la connexion avec les ancêtres. Seul le chef peut passer entre le feu et la maison principale
- Descendance bilatérale : Chaque Himba appartient à la fois au clan du père (Oruzo) et au clan de la mère (Eanda) — un système de parenté rare
Les Himba font face au défi de la modernisation : les téléphones portables, la scolarisation obligatoire et le projet de barrage de Baynes sur le fleuve Kunene menacent leur mode de vie. De nombreux jeunes Himba oscillent entre la vie traditionnelle et la modernité — le matin pâte d'ocre, l'après-midi jeans et smartphone.
