Samouraïs & Shogunat (1185–1868)
Pendant 700 ans, le Japon n'a pas été gouverné par des empereurs, mais par des seigneurs de guerre — les shōgun, soutenus par leur caste de guerriers samouraïs. Cette époque a profondément façonné la culture japonaise : code d'honneur (Bushidō), art de l'épée, bouddhisme zen, cérémonie du thé et stricte hiérarchie sociale ont leurs racines dans l'ère des samouraïs.
Les grandes époques
- Shogunat Kamakura (1185–1333) : Le premier régime militaire. Siège à Kamakura, où le Grand Bouddha trône encore aujourd'hui. La classe des samouraïs s'établit comme élite dirigeante.
- Période Sengoku (1467–1615) : L'« ère des royaumes combattants » — plus de 100 ans de guerre civile, où des dizaines de seigneurs féodaux (Daimyō) se sont battus pour le pouvoir. Dramatique, brutal, fascinant. Les trois grands unificateurs : Oda Nobunaga (a commencé l'unification), Toyotomi Hideyoshi (l'a poursuivie, a construit le château d'Osaka) et Tokugawa Ieyasu (l'a achevée et a fondé le shogunat Tokugawa).
- Période Edo (1603–1868) : 265 ans de paix sous les shōgun Tokugawa. Le Japon s'est presque entièrement isolé du monde (Sakoku — seul un comptoir commercial hollandais à Nagasaki est resté ouvert). Pendant cette période, le théâtre Kabuki, les estampes Ukiyo-e, la poésie Haiku et la culture Geisha ont prospéré.
Bushidō — La voie du guerrier
Le code d'honneur des samouraïs comprenait sept vertus : droiture, courage, bienveillance, respect, honnêteté, honneur et loyauté. Seppuku (suicide rituel) était la dernière option pour éviter la honte. Le code influence encore aujourd'hui la culture japonaise — dans l'éthique de travail, la courtoisie et le sens du devoir.
