Nagasaki — Histoire & Ville portuaire★★
Nagasaki a une identité unique — en tant que seul port resté ouvert au commerce étranger pendant les 250 ans d'isolement du Japon (Sakoku, 1633–1853) (seulement pour les Hollandais et les Chinois). Et en tant que deuxième ville sur laquelle une bombe atomique a été larguée (9 août 1945, « Fat Man », 73 000 morts).
Le Parc de la Paix et le Musée de la Bombe Atomique (¥200) racontent l'histoire avec dignité et intensité. La Statue de la Paix (10 m) représente une figure assise avec le bras droit levé (bombe atomique menaçante) et le bras gauche horizontal (paix). Moins fréquenté qu'Hiroshima, mais tout aussi émouvant.
L'autre côté de Nagasaki est son histoire cosmopolite :
- Jardin Glover : Maisons de marchands occidentaux du 19e siècle sur une colline avec vue sur le port. A inspiré l'opéra « Madame Butterfly » de Puccini.
- Dejima : L'île artificielle où les marchands hollandais ont été la seule fenêtre du Japon sur le monde pendant 200 ans. Aujourd'hui reconstruite et accessible en tant que musée (¥520).
- Chinatown : Le plus ancien Chinatown du Japon — célèbre pour le Champon (plat de nouilles de Nagasaki : nouilles épaisses dans un bouillon crémeux avec fruits de mer et légumes) et le Castella (gâteau éponge de Nagasaki, introduit par les missionnaires portugais au 16e siècle).
- Église Ōura : La plus ancienne église du Japon (1864), trésor national — un témoignage des « chrétiens cachés » qui ont préservé leur foi clandestinement pendant 250 ans.
💡 Tipp
Nagasaki est plus vallonnée que d'autres villes japonaises — apportez des chaussures confortables. Le tramway (¥140 par trajet, ¥600 pour un pass journalier) relie tous les sites touristiques. Ne manquez pas de goûter au Champon et au Castella (Fukusaya, depuis 1624, l'original).
