Révolution & Mexique moderne (1810–1920)
Le 16 septembre 1810, le père Miguel Hidalgo a appelé à la révolte contre les Espagnols dans la petite ville de Dolores — le célèbre Grito de Dolores (aujourd'hui fête nationale). S'ensuivirent 11 ans de guerre d'indépendance, jusqu'à ce que le Mexique soit enfin libre en 1821.
Le turbulent XIXe siècle
- Guerre américano-mexicaine (1846–1848) : Le Mexique a perdu la moitié de son territoire aux États-Unis — Californie, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Nevada, Utah, Colorado. Un traumatisme national qui perdure.
- Empereur Maximilien (1864–1867) : Napoléon III a envoyé l'Habsbourg Maximilien I comme empereur au Mexique — soutenu par les conservateurs mexicains. Le président libéral Benito Juárez (un Zapotèque d'Oaxaca !) a vaincu les Français. Maximilien a été fusillé à Querétaro en 1867. Juárez est le héros national du Mexique.
- Porfiriato (1876–1911) : 35 ans de dictature sous Porfirio Díaz. Modernisation (chemin de fer, électricité), mais au détriment de la population rurale : les grands propriétaires terriens contrôlaient 97 % des terres.
La Révolution mexicaine (1910–1920)
Une des révolutions les plus sanglantes de l'histoire (1–2 millions de morts). Les grandes figures :
- Francisco Madero : Déclencheur de la révolution, premier président démocratique, assassiné en 1913.
- Emiliano Zapata : Le leader paysan du sud. Son cri de guerre « Tierra y Libertad ! » (Terre et Liberté) est encore vivant aujourd'hui. Assassiné dans une embuscade en 1919.
- Pancho Villa : Le bandit/révolutionnaire charismatique du nord. A envahi les États-Unis en 1916 (la seule invasion des États-Unis après 1812). Assassiné en 1923.
La révolution a conduit à la constitution de 1917 et à la fondation du PRI (Parti de la révolution institutionnelle), qui a gouverné le Mexique pendant 71 ans sans interruption (1929–2000) — le plus long règne d'un parti unique dans une démocratie.
